
Aprionis
La lumière est ici envisagée comme une matière capable de révéler l’architecture. Les façades ne sont donc pas de simples surfaces : elles sont constituées de profondeurs, de retraits, de pleins et de vides qui réagissent différemment au passage du soleil. Cette épaisseur permet de maîtriser les apports lumineux tout en donnant au bâtiment son rythme et son identité. À certaines heures, la lumière souligne les volumes ; à d’autres, les ombres portées prennent possession de la façade et en modifient profondément la perception. Nous aimons cette architecture qui n’est jamais tout à fait la même. Une architecture qui accepte le mouvement du temps et des saisons. L’ombre et la lumière ne viennent pas ici décorer le projet après sa conception : elles participent dès l’origine à sa géométrie.